
Soins à domicile en Ontario : 3e partie
Comme dans les provinces de l’Ouest, où le système s’engorge sous l’effet des suppressions de lits, des congés précoces des unités de chirurgie et de l’augmentation de la demande de services, divers facteurs mettent actuellement le Programme de soins à domicile de l’Ontario à rude épreuve. Mais les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises, et certaines mesures récentes pourraient venir abaisser la pression.
En Ontario, des soins à domicile sont offerts par 42 centres d’accès aux soins communautaires (CASC) financés par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Ces centres fournissent un soutien professionnel et personnel, un service d’aide aux tâches ménagères et des appareils médicaux à des résidants de l’Ontario de tous âges. Les CASC distribuent également de l’information sur les organismes communautaires et leurs services et facilitent les admissions dans les établissements de soins de longue durée. On peut consulter directement un CASC ou y être dirigé par un professionnel de la santé. Chaque cas est évalué par la direction du CASC, qui décide des services à fournir.
La bonne nouvelle : les CASC se sont vu accorder 73,2 millions de dollars de plus pour offrir leurs services. De cette somme, 10 millions ont été alloués à des organismes à but non lucratif qui fournissent de l’équipement médical pour la maison. Cette aide financière s’inscrit dans l’investissement de 1,3 milliard de dollars que le premier ministre McGuinty compte faire dans le Programme de soins à domicile de l’Ontario. On observe déjà quelques signes d’amélioration. Le temps d’attente moyen pour une évaluation dans un CASC est actuellement de trois à cinq jours.
La mauvaise nouvelle : le système étant divisé en régions, il revient à chaque CASC de décider comment dépenser l’argent nouveau. Or, si le fonctionnement des CASC est assujetti à diverses règles, il n’existe aucune ligne directrice précise en ce qui a trait à l’admissibilité aux services. Chaque CASC établit ses propres critères, ce qui entraîne des disparités régionales quant au choix des professionnels et des services offerts ainsi que des bénéficiaires. Cette fragmentation régionale des services occasionne des problèmes quand les gens déménagent d’une région à une autre ou quand les établissements et les particuliers doivent avoir recours à plus d’un CASC.
L’admissibilité à certains services a également été source de difficultés. L’un des principaux problèmes est la réglementation, qui relie l’aide personnelle à l’aide aux tâches ménagères.
Ce nouvel investissement atténuera-t-il certains des problèmes du Programme de soins à domicile de l’Ontario? Le pari est lancé. Le montant ne sera peut-être pas suffisant, compte tenu du vieillissement de la population; de l’augmentation de l’incidence des maladies chroniques; de la réduction continue de la protection en matière de santé dans d’autres domaines, comme les examens de la vue et les services de physiothérapie offerts dans la communauté et de la pénurie grandissante de professionnels de la santé et d’intervenants de première ligne. Pour répondre à la demande tout en limitant les coûts, il faudra trouver de nouvelles façons de fournir des soins à domicile.
Laisser vos commentaires
Cependant, seuls les membres de l’ACA peuvent publier des messages. Si vous désirez participer, nous vous invitons à devenir membre.
Les commentaires sont modérés et, en général, sont affichés s’ils sont pertinents et ne contiennent pas de propos offensants.

commentaires
Il n'y a pas de commentaires jusqu'à présent