
La Conférence Care III fait progresser les soins pour l’arthrite
Les personnes arthritiques ont parfois de la difficulté à obtenir des soins adaptés en temps opportun, notamment à cause de la pénurie de ressources et de professionnels de la santé qualifiés. Ce problème est aggravé par les lacunes en matière d’échange de connaissances entre les chercheurs, les cliniciens, les décideurs et les consommateurs. Dans le présent article, on examine quelques-uns des enjeux abordés à la Conférence CARE III, qui s’est tenue à Toronto en mai 2005.
Améliorer la gestion thérapeutique de l’arthrite – C’était le thème principal de la Conférence CARE III, qui a réuni 77 délégués représentant neuf pays d’Amérique du Nord et d’Europe. La participation active des consommateurs était un des éléments clés de cette rencontre. L’ACA était représentée par Anne Dooley, Jacqueline Lukas, Colleen Murray, Ann Qualman et Marcel Ruest. Parmi les participants, on trouvait également Jennifer Boyle (Service communautaire de recherche et d’évaluation sur l’arthrite), Anne Fouillard (conseil consultatif auprès des consommateurs du Réseau canadien de l’arthrite – RCA), Cheryl Koehn (Arthritis Consumer Experts – ACE), Sandy Lockwood (RCA, ACE), Anne Lyddiatt (programme Patients-partenaires contre l’arthrite), Amye Leong (États-Unis) et Enid Quest (Grande-Bretagne). CARE III a débuté par un discours inspirant d’Amye Leong, qui a expliqué à quel point il était important de créer une synergie et de stimuler la collaboration entre les divers responsables des soins aux arthritiques. Le débat a ensuite porté sur trois questions : les modèles de soins existants et nouveaux, la conception de la recherche et les outils de mesure des résultats. Les consommateurs ont exposé leur point de vue à propos de ces trois questions. Par exemple, Ann Qualman a insisté sur le fait qu’il fallait intégrer les médecines parallèles au traitement de l’arthrite, et Anne Dooley a pris part à une discussion animée, affirmant que les consommateurs doivent participer activement à la recherche sur les soins. Anne Fouillard a captivé son auditoire lorsqu’elle a rappelé l’importance de la participation des patients à la conception de la recherche et à la mesure des résultats. Enfin, Cheryl Koehn a invité tous les participants à envisager des stratégies globales de « partage » (p. ex. en matière d’application et d’échange des connaissances). Elle a précisé qu’il était important de surmonter les obstacles liés à la langue, à la culture et au niveau d’alphabétisation.
Nous avons également eu l’occasion de partager les résultats obtenus à l’aide de modèles de soins novateurs. La Dre Mary Bell a parlé du fructueux programme Prendre en main l’arthrite, qui vise à renforcer la capacité des intervenants de première ligne à prendre en charge les cas d’arthrite. Les docteurs Claire Bombardier et John Verhoef (Pays-Bas) ont parlé des technologies de l’information (p. ex., les ordinateurs à clavier tactile) utilisés par les cliniques de rhumatologie pour surveiller certains indicateurs de la maladie ainsi que les résultats observés chez les patients. Par ailleurs, la Dre Sarah Hewlett a parlé d’un processus novateur qui permet aux patients assurant eux-mêmes leurs soins de communiquer avec un système central de triage s’ils ont besoin d’examens médicaux complémentaires (soins sollicités par le patient).
Le dernier jour de la conférence, les participants se sont eux-mêmes divisés en groupes chargés de définir des domaines de recherche prioritaires et des moyens de faciliter l’application et l’échange des connaissances. Des résumés de la discussion et des domaines proposés seront soumis au Journal of Rheumatology à l’automne 2005.
Les participants ont convenu que la conférence CARE annuelle devrait se transformer en un groupe axé sur les mesures concrètes. Il est encourageant de constater que certaines ententes de collaboration internationale ont été conclues depuis CARE III. C’est la ville de Leeds, en Grande-Bretagne, qui accueillera la Conférence CARE IV en 2006, et nous entendons profiter de cette occasion pour rendre compte de nos activités, échanger les nouvelles connaissances acquises et proposer de nouvelles mesures en matière de soins.
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