
Dossiers d’actualité
Le Programme commun d’évaluation des médicaments : déjà un an
Au terme du premier semestre de 2005, le public a enfin pu participer au Programme commun d’évaluation des médicaments (PCEM), même si ce n’était qu’en remplissant une évaluation en ligne sur la première année d’activité du Programme. Bon nombre de patients et d’organisations représentant les patients ont répondu à l’appel. Nous espérons que les autorités tiendront compte des préoccupations exprimées à propos du manque de transparence et de la sous-représentation des patients dans le cadre du PCEM. Le Dr Andreas Laupacis, président du Comité consultatif canadien d’expertise sur les médicaments (CCCEM), a déclaré lors d’un récent forum consacré aux politiques d’examen des médicaments, à Washington, D.C., que le PCEM du Canada avait fait l’objet de critiques en raison du manque de représentation publique.
En date du 14 juillet 2005, le CCCEM avait examiné 27 nouveaux médicaments dans le cadre du PCEM. Il a recommandé que 16 de ces médicaments ne soient pas intégrés aux régimes provinciaux d’assurance-médicaments, que huit médicaments soient intégrés avec restrictions et que trois médicaments soient intégrés pour des indications pour lesquelles d’autres médicaments d’une catégorie semblable ont déjà été homologués. Pourtant, ces 27 médicaments ont été homologués au Canada; leur exclusion des régimes provinciaux limite donc le choix des patients et des médecins.
Dans le cadre du PCEM, des recommandations sont présentées aux provinces sur les médicaments homologués par Santé Canada qu’elles devraient intégrer à leur formulaire des médicaments. Linda Wilhelm est présidente du comité sur l’accès aux médicaments de l’ACA et membre de la Best Medicines Coalition.
Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés
Le ministre fédéral de la Santé, Ujjal Dosanjh, a lancé un appel de candidatures au Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB). Ce conseil a un double mandat : protéger les consommateurs et accroître l’efficacité du système de santé du Canada en veillant à ce que les prix pratiqués par les fabricants de médicaments brevetés ne soient pas excessifs et faciliter la prise de décisions et l’élaboration de politiques éclairées en rendant compte des tendances de l’industrie pharmaceutique et des dépenses affectées à la recherche et au développement (R-D) par les titulaires de brevets pharmaceutiques. Le CEPMB s’acquitte de son mandat en toute indépendance du ministère de la Santé, qui assure l’homologation des médicaments en fonction de critères d’innocuité et d’efficacité, et d’autres organismes comme les régimes publics d’assurance-médicaments, qui approuvent les médicaments inscrits aux formulaires des provinces (dont le coût est remboursé).
Le CEPMB contribue à l’efficacité du système de santé canadien en veillant à ce que les prix des médicaments brevetés ne soient pas excessifs, en analysant les tendances en matière de prix pour tous les médicaments ainsi que les activités de R-D menées par les titulaires de brevets et en présentant leurs observations aux Canadiens. Pam Montie, membre de l’ACA, milite activement à la défense des intérêts des arthritiques et a été récemment nommée au CEPMB.
Nouvelles de l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite
L’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite (IALA), qui fait partie des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), est un établissement de recherche voué à la préservation de la santé et de la qualité de vie des personnes atteintes d’arthrite, de troubles de l’appareil locomoteur ou d’affections buccodentaires ou cutanées et à l’élimination de la douleur et des incapacités connexes. Ses travaux se divisent en trois grands domaines : activité physique, mobilité et santé; lésions, réparation et remplacement des tissus; douleur, incapacité et maladies chroniques.
En améliorant la communication entre les patients/consommateurs, les professionnels de la santé et les chercheurs, on favorisera la réalisation des projets de recherche les plus porteurs et l’utilisation des nouvelles données scientifiques obtenues aux fins de l’amélioration des soins de santé. À l’appui de ce processus, l’IALA a récemment élaboré un projet novateur piloté par le Groupe de travail sur l’échange des connaissances (GTEC).
Le GTEC a pour principal objectif de favoriser l’accélération de l’application des nouvelles connaissances issues de la recherche et de l’échange de ces connaissances entre les cliniciens et les patients/consommateurs, ce qui doit profiter aux deux parties et, à terme, permettre d’améliorer la santé de tous les Canadiens.
Le GTEC est composé de représentants nationaux des six axes de recherche prioritaires de l’IALA : arthrite, réadaptation musculo-squelettique, os, muscle squelettique, peau et santé buccodentaire.
Les membres du Groupe de travail, qui agiront à titre d’ambassadeurs de la recherche, s’efforceront d’établir des liens entre les chercheurs et les patients.
Les membres du GTEC ont défini la douleur chronique comme un domaine prioritaire, parce qu’elle est courante chez les personnes atteintes d’une des nombreuses maladies qu’étudie l’IALA.
La douleur chronique peut entraîner de graves incapacités et avoir des effets néfastes sur les personnes atteintes et leur famille. Le Dr James Henry, chercheur à l’IALA et premier directeur scientifique du Michael G. DeGroote Institute for Pain Research and Care de l’Université McMaster, a récemment expliqué aux membres du GTEC que selon les résultats de ses travaux, la douleur chronique (qui dure plus de six mois) peut entraîner des changements physiologiques faisant en sorte qu’elle devient une maladie en soi. Il a insisté sur l’importance des diagnostics et des traitements précoces pour les personnes souffrant de douleur chronique et sur la nécessité de mieux former les professionnels de la santé aux soins à offrir à ce type de patients.
Toujours dans l’esprit de l’engagement qu’il a pris de répondre aux besoins des Canadiens d’un océan à l’autre, l’IALA a organisé en août un forum ouvert entre chercheurs et intervenants à Fredericton (Nouveau-Brunswick). Cette activité a permis aux membres du public, aux clients du système de santé et aux chercheurs de rencontrer les membres du conseil consultatif de l’Institut et d’en savoir plus sur les programmes de l’IALA et les possibilités de financement de la recherche.
Les participants à ce forum ont discuté de l’importance de la participation des consommateurs à chaque étape de la recherche en santé et souligné le fait que l’ACA avait pris part à l’établissement des priorités en matière de recherche sur l’arthrite au Canada.
Le GETC entend présenter régulièrement dans Les Voix de l’ACA des nouvelles sur ses activités, notamment en ce qui concerne la gestion de la douleur chronique. C’est donc un dossier à suivre dans les prochains numéros. Mary Brachaniec, qui collabore régulièrement aux Voix de l’ACA, représente l’ACA au sein du GETC. Elle vit au Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement du Canada nomme un conseiller sur les temps d’attente
Ottawa – Le 21 juillet 2005, le gouvernement du Canada a annoncé la nomination du Dr Brian Postl au poste de conseiller fédéral sur les temps d’attente. À ce poste, M. Postl, actuellement président et chef de la direction de l’Office régional de la santé de Winnipeg, collaborera avec les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux afin d’honorer les engagements pris par les premiers ministres dans le Plan décennal pour consolider les soins de santé.
Dans le cadre de ce plan décennal, les premiers ministres se sont engagés à réaliser le double objectif de mieux gérer les temps d'attente et de les réduire de façon mesurable dans cinq domaines prioritaires (le cancer, les maladies cardiaques, l'imagerie diagnostique, l'arthroplastie et la restauration de la vue). Les gouvernements se sont engagés à établir des indicateurs comparables et des points de repère fondés sur des preuves en ce qui a trait aux temps d'attente d'ici le 31 décembre 2005 ainsi que des cibles pluriannuelles pour atteindre les points de repère prioritaires d'ici le 31 décembre 2007.
Afin d’élaborer de nouvelles mesures qui permettront d’obtenir une réduction appréciable des temps d’attente – tâche extrêmement complexe et difficile – le Dr Postl entamera un dialogue avec les gouvernements, les professionnels de la santé et les chercheurs pour :
- obtenir et continuer de rechercher des consensus à propos de l'établissement d’indicateurs comparables et de points de repère fondés sur des preuves;
- évaluer les lacunes en matière de connaissances et trouver des façons de les combler;
- favoriser l'adoption de méthodes et d'outils permettant de mieux gérer les temps d'attente;
- fournir des conseils sur les meilleures façons de faire progresser le dossier des temps d'attente.
Laisser vos commentaires
Cependant, seuls les membres de l’ACA peuvent publier des messages. Si vous désirez participer, nous vous invitons à devenir membre.
Les commentaires sont modérés et, en général, sont affichés s’ils sont pertinents et ne contiennent pas de propos offensants.

commentaires
Il n'y a pas de commentaires jusqu'à présent